Connaissez-vous la FNAPT ?
Depuis plusieurs décennies de nombreuses associations travaillent en coordination à travers la France, additionnent les compétences et se renouvellent régulièrement.
Des scientifiques et des médecins de renom garantissent des informations rigoureuses et tiennent nos associations au courant de la recherche et des données nouvelles. Nos intervenants en prévention reçoivent ainsi une formation solide. Acteurs de terrain, confrontés aux problèmes concrets de la drogue, beaucoup d'entre eux sont touchés dans leur propre famille, tous conscients de
l'urgence à informer les jeunes, les éducateurs, les parents. Une structure de soins et de réinsertion EDVO, l'Espoir du Val d'Oise, dynamise l'ensemble des partenaires. Quel encouragement pour nous tous que de voir des personnes blessées, certaines déjà très abîmées par des usages nocifs sortir de cette maladie de la dépendance ! Une fois libérées de cet enfer, elles rayonnent
d’une joie profonde et communicative.
Même si l'oeuvre entreprise est considérable, elle est encore infime par rapport aux besoins. Nous attendons des pouvoirs publics qu'ils reconnaissent enfin notre travail de manière à l'amplifier. Le nouveau plan quinquennal paru en juillet 2008 nous le laisse espérer, même si les directives continuent à partir des bureaux officiels alors qu'il serait beaucoup plus
constructif qu'il y ait un véritable aller et retour entre le haut de la pyramide et les acteurs de terrain. Le plan indique ce qu'il faudrait faire pour les parents mais ne mentionne encore pas ce que les familles, sans aides financières publiques, mettent déjà en place. Le plan parle de « mobiliser les parents". Pour que cette expression soit comprise de nos associations sans
rester langue de bois, nous apprécierions d' être réellement traités en partenaires. Il serait normal que nos propres actions soient mentionnées et encouragées. L'Etat ne peut pas tout inventer, tout faire, sans tenir compte des difficultés concrètes des familles.
Nous apprécions le freinage qui a été donné à la banalisation du cannabis après des décennies de laxisme et de permissivité. Les pouvoirs publics semblent s'apercevoir enfin que le cannabis n'est pas aussi inoffensif qu'on voulait bien le proclamer. A consommer de plus en plus jeune avec des produits dont la teneur en principe actif augmente régulièrement, le désastre humain et
économique qui en découle affecte toute une partie de notre jeunesse et ne peut plus être davantage occulté. Il n'est plus possible de cacher 850 000 familles en souffrance dont la plupart ne sont pas des cas sociaux. Tant de jeunes auraient pu construire et inventer un bel avenir, tant pour eux-mêmes que pour la société et sont devenus de réelles épaves ! L'ancienne campagne de
sensibilisation « le cannabis est une réalité » -titre qui ne fâchait personne- a enfin parlé de dépendance au cannabis et a du coup permis une cohérence entre nos actions et les discours médiatiques. Il faudrait maintenant une vraie campagne d'information.
Cette information est capitale, car il n'existe aucune prévention possible sans pré-requis médical et scientifique. Certes elle ne suffit pas pour accompagner une personne dépendante, mais elle reste la base de tout travail.
Il est maintenant possible d'informer sur les méfaits du cannabis, comme on le fait pour le tabac et l'alcool, sans avoir peur de passer pour un “ réac ” désenchanté. Pour être mieux compris, les méfaits du tabac, de l'alcool et du cannabis doivent être comparés. Une présentation claire, des témoignages authentiques aident alors à une réelle prise de conscience et
dissuadent de nombreux jeunes d'y « toucher ».
Nous demandons que le travail de nos associations soit réellement reconnu, que la parole des parents soit enfin prise en compte. Les familles ont besoin d'une aide qui ne les supplante pas mais au contraire les conforte dans leur responsabilité parentale. Si les familles continuent à être écartées des décisions gouvernementales, le travail de la MILDT restera incomplet, voire lettre
morte, quelle qu'en soit sa valeur par ailleurs. En cette année 2008, nous espérons un réel changement de cap.
Tous ensemble, refusons la banalisation de la drogue, informons les jeunes des dangers, luttons énergiquement contre le trafic et cette emprise sur leur liberté.